L’abus de position dominante survient lorsqu’une entreprise profite de sa suprématie sur un marché pour imposer des conditions défavorables à un client ou à un fournisseur. Cela peut se manifester par un refus de vente ou par des pratiques commerciales discriminatoires. Lorsqu’un litige se présente, il revient au tribunal de déterminer si l’entreprise occupe effectivement une position dominante et si les conditions imposées sont abusives. Un exemple marquant est celui de Google, condamné pour abus de position dominante dans le domaine de la publicité en ligne à la fin de 2019. En effet, avec une part de marché dépassant les 90 %, le géant du web avait refusé de diffuser les campagnes d’un annonceur, exposant ainsi les acteurs du marché à des règles arbitraires et injustes. Cette décision avait été motivée par la volonté de Google de protéger ses utilisateurs des pratiques commerciales jugées peu scrupuleuses de cet annonceur. De la même manière, Apple s’est vu infliger une amende de 1,1 milliard d’euros en début d’année 2020 par l’autorité de la concurrence française pour avoir abusé de sa position dominante vis-à-vis de ses revendeurs. Un autre cas emblématique est celui où Google a écopé d’une amende de plus de 2 milliards d’euros pour des pratiques abusives liées à sa position de domination sur le marché.