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Certains réseaux ou plateformes publicitaires utilisent la fraude à l’installation d’applications mobiles pour augmenter de manière artificielle le nombre de téléchargements, ce qui leur permet d’obtenir une rémunération. Selon certaines estimations, cette fraude pourrait représenter entre 15 et 25 % des installations payées, bien que ces chiffres restent sujet à controverse. En 2018, AppsFlyer, une entreprise spécialisée dans l’attribution mobile, a analysé 17 milliards d’installations pour 7 000 applications et a découvert des taux de fraude de 26 % à l’échelle mondiale et de 15 % aux États-Unis, le secteur des jeux étant particulièrement touché.

Le domaine des jeux représente probablement l’un des secteurs les plus vulnérables à ce type de fraude. Adjust, une société experte en la matière, a estimé que le taux de fraude à l’installation pouvait atteindre jusqu’à 30 % dans le domaine des applications ludiques. Comme pour la fraude aux clics, la fraude à l’installation peut être le résultat de téléchargements frauduleux effectués soit par des utilisateurs réels rémunérés, soit par des robots. Dans le premier cas, ces individus sont incités financièrement à télécharger des applications. Une partie de ces fraudes peut éventuellement être détectée par l’annonceur en surveillant attentivement ses données.

Le « re-engagement frauduleux » est une autre forme de fraude à l’installation, impliquant la conversion d’installations organiques en installations payées par les éditeurs. Parfois, la fraude à l’installation est orchestrée dans le but de manipuler les algorithmes de classement des applications mobiles dans les stores en ligne. Dans ces situations, l’éditeur de l’application peut être complice ou même instigateur de la fraude. En 2017, Uber a engagé des poursuites contre l’un de ses prestataires marketing, lui réclamant 50 millions de dollars pour des installations frauduleuses. Un expert spécialisé dans ce domaine donne un éclairage sur les prat

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