Lorsque l’on met en place un nouveau serveur pour acheminer des campagnes d’e-mails, il est essentiel de procéder à ce qu’on appelle un « warm up » ou préchauffage d’adresse IP. En effet, le serveur étant récent, son adresse n’est pas encore répertoriée par les fournisseurs d’accès et les services de messagerie en ligne, ce qui signifie qu’il n’a pas encore établi de réputation. Cela peut entraîner un risque de filtrage par certains FAI ou webmails si des envois massifs sont effectués sans précaution.
Pour atténuer ce risque, il est préconisé d’adopter une approche progressive en termes de volume d’e-mails envoyés, ce processus étant connu sous le nom de « warm-up » d’adresse IP. Par exemple, un expéditeur qui envoie une newsletter à 30 000 destinataires toutes les deux semaines peut répartir cet envoi sur une période de 15 jours, limitant ainsi l’envoi quotidien à 2000 messages, voire en les fractionnant en plusieurs envois quotidiens. Par la suite, les volumes d’envoi sont progressivement augmentés à mesure que l’adresse IP se forge une réputation crédible.
Cette pratique de préchauffage est pertinente que ce soit pour un nouveau serveur en interne ou pour un nouveau serveur dédié chez un prestataire de services. Un exemple concret de cette fonctionnalité de préchauffage peut être observé sur la plateforme Sendinblue.