Les « vanity metrics » sont des indicateurs de performance souvent utilisés en marketing pour mesurer le succès d’une campagne ou d’une présence en ligne. Contrairement à des données réellement significatives, ces indicateurs ont tendance à flatter l’ego des décideurs plutôt qu’à fournir une réelle mesure de l’efficacité ou de la rentabilité. On retrouve principalement ce terme dans les campagnes marketing sur les réseaux sociaux, où des éléments tels que le nombre de « j’aime », de fans ou de followers peuvent être considérés comme des « vanity metrics ». Bien entendu, cette perception est très subjective.
Les « vanity metrics » peuvent également s’appliquer à un niveau individuel, notamment dans un contexte professionnel. Dans ce cas, les mêmes métriques, comme le nombre d’abonnés ou de contacts sur LinkedIn, peuvent être utilisées pour évaluer la popularité ou l’influence d’une personne. Il est également possible d’inclure des indicateurs tels que le nombre de partages ou de commentaires.
Historiquement, le premier exemple de « vanity metric » sur Internet était probablement le concept de « hits », qui mesurait le nombre de requêtes envoyées à un serveur pour charger une page web. Ce chiffre pouvait être trompeur, par exemple en comptant chaque élément d’une page (comme les images) comme un « hit », ce qui gonflait artificiellement l’audience perçue d’un site web. Ainsi, bien que les « hits » aient été une première tentative de mesure d’audience en ligne, ils étaient davantage un indicateur flatteur qu’une mesure fiable de la popularité réelle d’un site.