Le concept de publi-exposition est couramment utilisé pour désigner une exposition dédiée à la promotion d’une marque et de ses produits, organisée en partenariat avec un musée ou une autre institution culturelle. L’initiative de l’exposition provient de la marque elle-même, et la collaboration peut se traduire par un partenariat plus poussé ou simplement par la location d’un espace d’exposition. Ce terme a été introduit par Didier Rykner, un journaliste et historien de l’art français, en 2009. Il s’inspire des termes familiers de « publi-rédactionnel » ou « publi-reportage » fréquemment utilisés dans le domaine de la presse. En exploitant la renommée d’un musée ou d’une institution culturelle, une marque cherche à rehausser son image, de la même manière qu’un titre de presse est utilisé pour valoriser un contenu publicitaire. Il convient de souligner que lorsqu’une marque organise une exposition de manière autonome dans ses propres locaux ou dans des espaces privés, sans mélanger les aspects culturels et commerciaux, cette manifestation n’est pas stricto sensu une publi-exposition. De même, une exposition réalisée indépendamment par un musée et portant sur une marque sans son intervention directe ne peut être qualifiée de publi-exposition. En règle générale, le terme de publi-exposition est employé de manière critique pour mettre en lumière la manière dont une marque exploite la légitimité culturelle d’un musée sans que ce dernier assure pleinement sa mission de médiation impartiale vis-à-vis de la marque en question. Pour l’entreprise, la publi-exposition constitue un moyen de bénéficier d’une exposition médiatique et de renforcer son image, en donnant potentiellement à ses produits une aura artistique et en les intégrant au patrimoine culturel. Pour davantage de précisions, on peut se référer à des cas concrets comme l’exposition Louboutin en 2020 au Musée de la Porte Dorée, évoquée ou critiquée par le site « Louvre pour tous », qui met en lumière la prolifération des publi-expositions en France.