Le pouvoir d’achat d’un individu représente sa capacité à acquérir des biens et des services en fonction de ses revenus disponibles, exprimés en euros constants. Laurent Bertrandrias et Alexandre Lapeyre soulignent que le pouvoir d’achat est intimement lié à l’exercice de la liberté. Bien qu’une personne puisse techniquement acheter une certaine quantité de biens avec sa richesse, rien ne garantit qu’elle en tirera pleinement parti. Ainsi, toute diminution ou stagnation des revenus combinée à une augmentation des prix peut être perçue comme une restriction de la liberté individuelle. C’est pourquoi les grands distributeurs insistent tant sur le pouvoir d’achat, le plaçant au cœur de leur stratégie de communication.
Dans le domaine de l’analyse concurrentielle, la Commission européenne définit le pouvoir d’achat comme la capacité d’un ou de plusieurs acheteurs, en fonction de leur poids économique sur le marché concerné, à négocier des conditions d’achat favorables avec leurs fournisseurs. Cette notion revêt une importance capitale dans l’évaluation de la concurrence, car des acheteurs influents peuvent influencer la politique tarifaire des vendeurs dominants, instaurant ainsi un équilibre des forces sur le marché en question. Cependant, il est essentiel de noter que le pouvoir d’achat n’engendre pas systématiquement des retombées positives. Par exemple, lorsqu’un acheteur puissant est confronté à des vendeurs plus faibles, les conséquences peuvent être pires que si l’acheteur ne disposait pas d’un tel pouvoir. Les effets du pouvoir d’achat détenu par un acheteur dépendent également de sa capacité à exercer une influence sur le marché aval en matière de vente.