Le lobbying consiste en un ensemble d’initiatives visant à influencer et exercer une pression afin de protéger les intérêts d’une entité, qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’une organisation, face aux décideurs susceptibles de prendre des mesures impactantes. Il se caractérise davantage par des manœuvres d’influence stratégiques que par une approche purement commerciale. Les actions de lobbying ciblent principalement les acteurs politiques, avec une concentration significative des activités à Bruxelles dans le contexte réglementaire européen.

Au niveau européen, le « Registre de transparence », établi par l’Union européenne, sert de répertoire officiel des entités cherchant à influer sur les orientations politiques et législatives du continent. À titre d’illustration, le Lobbying Report du Sénat américain révèle que Google a investi 21 millions de dollars en lobbying aux États-Unis en 2018, tandis qu’Amazon et Facebook ont respectivement déboursé 14 millions et 12 millions de dollars. De même, les géants de la mobilité partagée auraient consacré environ 90 millions de dollars en 2019 pour façonner les décisions de l’État de Californie. Par ailleurs, la multinationale allemande Bayer a admis avoir alloué plus de 14 millions d’euros entre octobre 2016 et décembre 2017 à un cabinet spécialisé pour contrer l’interdiction envisagée du Glyphosate. Cette démarche a impliqué plus de 1 400 individus agissant en tant que porte-paroles et la mise en place d’une stratégie de communication ciblée envers 200 personnalités clés, incluant journalistes, chercheurs, militants et politiciens.

Les actions de lobbying sont habituellement orchestrées par des agences spécialisées dans ce domaine, qui agissent comme des intermédiaires entre les entités requérantes et les instances décisionnaires.