Une entente dans le domaine du droit de la concurrence se manifeste par une collaboration organisée entre un groupe de producteurs de biens ou de services représentant une part significative du marché, dans le but de limiter la concurrence et ses avantages pour les consommateurs. Ces pratiques d’entente sont considérées comme contraires à la concurrence et sont donc proscrites par la législation européenne en matière de concurrence. L’une des formes les plus répandues d’entente est celle portant sur les prix, où divers producteurs conviennent d’adopter une politique tarifaire commune ou de maintenir un prix plancher. Le partage d’informations de manière privilégiée en petit comité ou la coordination d’actions pour verrouiller le marché sont également des types d’ententes interdites par la loi. En cas d’entente, les amendes imposées par l’autorité de la concurrence peuvent s’élever à des dizaines voire des centaines de millions d’euros, en fonction de l’importance du marché concerné. Par exemple, en décembre 2019, les quatre principaux émetteurs de titres restaurants en France ont été condamnés à verser une amende de 415 millions d’euros pour avoir entravé, de manière coordonnée, la digitalisation des titres afin de freiner l’arrivée de nouveaux concurrents. Un cas emblématique d’entente sur les prix dans le secteur des produits de grande consommation a entraîné plus de 900 millions d’euros d’amendes. Un autre exemple d’entente est :