L’effet Streisand se réfère à la situation où une entité, qu’il s’agisse d’une société ou d’un individu, tente de stopper la propagation d’une information préjudiciable à sa réputation en ligne, comme un article, une parodie ou une image. Paradoxalement, cette tentative se solde généralement par une diffusion encore plus large de ladite information. L’origine de ce terme remonte à 2003, lorsque la chanteuse Barbra Streisand a cherché à retirer une photo aérienne de sa résidence sur Internet en réclamant des dommages et intérêts exorbitants. Cette démarche, contre-productive, a suscité une diffusion accrue de la photo, donnant naissance à l’effet Streisand.

Ce phénomène s’explique par divers éléments, tels que la médiatisation de la demande ou de l’action en justice, tant dans les médias traditionnels que sur Internet, ainsi que par un mouvement de solidarité envers la personne ou l’entité « menacée » par une figure influente. De plus, la diffusion de l’élément incriminé sur de multiples plateformes en ligne contribue à amplifier l’effet Streisand. Au-delà de l’élargissement involontaire de l’audience visée initialement, cet effet engendre souvent une image négative pour l’entité ou l’individu impliqué, perçu comme cherchant à museler un média ou une personne en abusant de son influence.

Un exemple récent de l’effet Streisand s’est manifesté en 2022 lorsque le Youtubeur Babor Lelefan a parodié de manière humoristique les faux abonnés d’un influenceur. Face à une mise en demeure et une action en justice de ce dernier pour supprimer la vidéo, l’effet a été inverse : la visibilité de la vidéo a été multipliée, approchant les 2 millions de vues. En outre, l’influenceur a perdu sa procédure judiciaire, déclenchant une nouvelle série de vidéos de la part de Babor. Un autre cas illustrant l