Dans le domaine de la théorie du jugement social, un concept clé émerge : celui de l’assimilation. Il désigne la propension à percevoir un nouvel élément comme étant plus en accord avec nos convictions initiales qu’il ne l’est réellement. En pratique, l’introduction d’un élément neutre à proximité de nos croyances peut conduire à une extension de ces dernières pour intégrer ce nouvel élément. Ingrid Poncin et Rik Pieters illustrent cette idée en décrivant une attitude comme un spectre d’appréciations, mêlant des positions acceptables, inacceptables et indifférentes. L’assimilation et le contraste, quant à eux, représentent des distorsions cognitives, des biais perceptuels liés à notre propension à interpréter les événements en fonction de notre cadre de référence et du contexte dans lequel ils surviennent.
L’assimilation se manifeste par une réduction de la distinction perçue entre deux stimuli, le premier servant de point d’ancrage au second. Ce mécanisme conduit à une appréciation des stimuli comme étant plus similaires qu’ils ne le sont réellement. Ces processus de distorsion de la perception jouent un rôle crucial dans la façon dont nous interprétons et évaluons les informations qui nous parviennent, modulant ainsi nos jugements et nos prises de décision. Un exemple concret de ce phénomène peut être observé dans la publicité de Panorama Hair, qui illustre de manière concrète la manière dont nos perceptions peuvent être influencées par des éléments extérieurs.