Différentes échelles ont été développées pour évaluer la propension des individus à adopter de nouveaux produits. Plusieurs de ces échelles sont significatives dans ce domaine. Par exemple, en 1975, Clark Leavitt et John Walton ont introduit une échelle de 30 éléments (dont 6 servent de filtre et 24 sont dédiés à l’évaluation). Linda Price et Nancy Ridgway ont, en 1983, proposé une échelle de recherche de variété (Use innovativeness scale) comprenant 44 éléments évalués sur des échelles de Likert à 7 points. Cette échelle vise à refléter cinq facteurs : la créativité/curiosité, les préférences pour le risque, la simplicité volontaire, la réutilisation créative et le potentiel d’utilisations multiples.

Une autre contribution notable est celle de Ronald Goldsmith et Charles Hofacker en 1991 avec l’échelle DSI (Domain-Specific-Innovativeness scale), qui évalue la propension d’un individu à s’informer puis à adopter une innovation. Cette échelle se compose de 5 éléments évalués sur une échelle de cinq positions. En 1994, Gilles Roehrich a également proposé une échelle de 18 éléments soulignant que l’innovativité se manifeste principalement pour deux types de produits : les produits de grande consommation et ceux qui intéressent spécifiquement la personne.

Enfin, en 1995, Kenneth Manning, William Bearden et Thomas Madden ont introduit une échelle mesurant deux aspects de l’innovativité à travers deux sous-échelles : la formation du jugement (CIJM scale, Consumer independent judgment-making scale) et la recherche de nouveauté (CNS scale, Consumer novelty scale). La première comprend 6 éléments et la seconde, 8 éléments, tous évalués sur des échelles à sept positions.