L’échelle PAD, développée en 1974 par Albert Mehrabian et James Russell, constitue un outil d’analyse des réactions émotionnelles d’un individu envers son environnement à travers trois dimensions : le plaisir, l’éveil et la domination. Cette échelle se compose de 18 éléments sous forme de différentiels sémantiques, avec 6 pour chaque dimension, évaluant une gamme allant de +4 à -4. Christian Derbaix et Ingrid Poncin soulignent l’utilisation courante de 18 différenciateurs sémantiques, répartis en 6 pour chaque dimension, pour mettre en œuvre le PAD. Certains ont également utilisé le « modèle circomplexe » pour représenter diverses émotions en se concentrant sur le plaisir et l’activation. Par ailleurs, l’Affect Grid, développée par Russell, Weiss et Mendelsohn en 1989, offre une méthode rapide pour évaluer l’affect le long des axes « plaisir-déplaisir » et « éveil/activation – apathie/désactivation ». Cette grille permet au répondant de noter l’intensité du plaisir ou du déplaisir horizontalement et l’activation verticalement parmi neuf niveaux allant de l’activation élevée à l’apathie totale, totalisant ainsi 81 possibilités. Cette approche est particulièrement adaptée pour saisir une réaction globale par stimulus en une seule fois, mais elle ne convient pas à un enregistrement continu ni à des mesures répétées à différents moments d’un même épisode de consommation ou d’exposition en raison de sa complexité.