Le click flooding, dans le domaine de la promotion des applications mobiles, se présente comme une forme de fraude spécifique visant à tromper les éditeurs d’applications en faisant croire qu’une partie des installations provient en réalité du partenaire frauduleux, rémunéré en fonction des performances (telles que les installations d’applications mobiles). Cette pratique implique généralement un partenaire frauduleux, souvent un éditeur d’application, qui génère artificiellement un grand nombre de clics fictifs liés à des identifiants mobiles, dans l’espoir que ces utilisateurs téléchargent ensuite l’application sans intervention directe de ce partenaire frauduleux.
Le click flooding est souvent associé à des applications gratuites qui peuvent fonctionner en arrière-plan sur les smartphones des utilisateurs sans leur consentement. Les cibles privilégiées de cette fraude sont généralement les éditeurs d’applications très populaires, tels qu’Uber, les sites de rencontres ou de ventes privées, qui rémunèrent parfois leurs partenaires en fonction du nombre d’installations générées. Pour que la fraude soit lucrative, il est essentiel qu’un nombre significatif d’utilisateurs « étiquetés » artificiellement comme ayant cliqué sur des publicités fournies par le fraudeur installent ensuite l’application de manière naturelle.
Les éditeurs victimes de cette fraude se retrouvent à rémunérer des installations qu’ils croient provenir des partenaires, alors qu’elles sont en réalité organiques ou issues d’autres campagnes publicitaires telles que la télévision. Certaines technologies d’attribution mobile intègrent des mécanismes de détection du click flooding en analysant le laps de temps entre un clic enregistré (qui est frauduleux) et l’installation effective de l’application.
Un annonceur partage son expérience de l’exposition au click flooding et de la gestion d’autres formes de fraudes dans le domaine de la publicité mobile.