Le barter publicitaire a d’abord été introduit pour décrire le processus par lequel une marque conçoit un programme télévisé pour une chaîne américaine en échange de temps d’antenne publicitaire. C’est ce modèle qui a donné naissance au concept de « soap opera », un programme initialement financé par un fabricant de lessive. En anglais, « bartering » se traduit par « troc ». Au fil du temps, la notion de barter s’est élargie pour englober tout échange d’espaces publicitaires contre des biens ou services fournis par l’annonceur. Ces biens peuvent prendre la forme de stocks invendus, de bons de transport ou de voyages (pour les annonceurs du secteur du tourisme et des transports) ou de bons d’achat.

À ses débuts, le barter se faisait principalement en direct entre les annonceurs et les supports publicitaires. Cependant, des agences spécialisées en barter ont émergé pour orchestrer des échanges plus complexes. Ces agences reprennent les stocks ou bons de l’annonceur en échange de crédits média (pour diffuser des publicités sur des supports partenaires) et proposent des services de conseil en création et en médiaplanning. Elles se chargent ensuite de liquider ces stocks via des canaux spécialisés. Souvent affiliées à des agences média traditionnelles, ces agences de barter offrent une expertise spécifique dans ce domaine.

Le barter publicitaire peut être considéré comme une forme particulière d’échange d’espaces publicitaires. Le terme « barter » est parfois utilisé pour décrire des échanges simples d’espaces publicitaires.