Dans le domaine du marketing, l’astroturfing est une pratique qui vise à simuler un mouvement de contestation spontané à l’encontre d’un produit, d’une marque ou d’une organisation. En dehors de ce contexte, cette technique est fréquemment utilisée pour discréditer divers projets, idées ou personnalités politiques. De manière plus large, le terme d’astroturfing englobe aussi la simulation de soutiens favorables à une marque ou à un individu.

L’astroturfing peut être perçu comme une forme de manipulation qui se manifeste également dans d’autres domaines, tels que la politique et la communication. Historiquement, en dehors du marketing et du monde digital, les premières formes d’astroturfing impliquaient souvent le recrutement de faux protestataires. Avec l’avènement d’Internet, de nouvelles stratégies ont émergé, rendant l’astroturfing plus accessible et répandu, notamment sur les plateformes sociales en ligne. Par exemple, des campagnes d’astroturfing peuvent impliquer le paiement d’internautes pour exprimer publiquement des critiques ou des protestations à l’encontre d’un concurrent ou de ses produits sur des espaces communautaires tels que les réseaux sociaux et les forums.

Ces critiques peuvent être diffusées sous des identités réelles ou fictives. L’astroturfing peut également passer par la manipulation des algorithmes utilisés par les médias sociaux et les moteurs de recherche. Ainsi, il est possible d’influencer les suggestions de recherche de Google ou d’apparaître artificiellement dans les sujets tendance de Twitter en contournant leurs algorithmes. On a observé une forte activité de bots sociaux lors des élections américaines de 2016, suggérant des manipulations orchestrées. Ces pratiques peuvent être mises en œuvre par des individus agissant manuellement ou en utilisant des outils logiciels et des robots pour orchestrer des campagnes d’astroturfing reposant sur un grand nombre de faux profils ou d’identités fictives.

Par exemple, Samsung a été accusé d’avoir payé pour