Lorsque deux ou plusieurs entreprises concurrentes établient un accord, souvent de manière discrète, elles cherchent à collaborer malgré leur position similaire sur le marché et dans la chaîne de valeur. Ces accords peuvent concerner divers aspects tels que la recherche et le développement, l’établissement de normes, la production, les achats, la commercialisation, la fixation des prix ou même la répartition des zones d’activité, le tout dans le but de réduire les coûts ou de partager les risques. Cependant, ces accords, surtout s’ils impliquent des grandes entreprises, sont généralement perçus comme des pratiques pouvant entraver la concurrence. En effet, ils peuvent avoir un impact négatif sur les prix, la qualité des produits, l’innovation ou encore le libre choix des consommateurs. Pour encadrer ces pratiques, la Commission européenne a publié des directives détaillées dans un document intitulé « Lignes directrices sur l’applicabilité de l’article 81 du traité CE aux accords de coopération horizontale » (JOC 3 du 6 janvier 2001).