Au sein de l’écosystème dynamique des start-ups, la notion de traction revient fréquemment dans les discussions des entrepreneurs et des leaders. Même si ce terme est devenu très en vogue et parfois galvaudé, il peut être défini comme un indicateur précurseur du succès de la start-up, offrant une validation ou du moins un signe positif que l’activité de la jeune entreprise répond potentiellement à une demande du marché. Naval Ravikant, entrepreneur renommé, l’a qualifié de « preuve chiffrée d’une demande du marché », tandis que Christain Jorge, co-fondateur de Vestiaire Collective, l’a simplement décrit comme « l’adoption tangible par le marché ». La traction peut se manifester, par exemple, par une augmentation du trafic sur un site web ou du nombre d’installations d’applications. Bien que la traction ne se traduise pas systématiquement par une croissance immédiate du chiffre d’affaires, elle est étroitement liée à la perspective de développement. Pour les start-ups plus matures, la traction peut devenir synonyme de croissance financière et perdre sa signification originelle.