Lorsqu’on parle d’élément d’analyse de l’estime de soi lié à la propension d’un individu à favoriser les lettres de son nom, voire de son prénom, dans ses choix, on évoque un phénomène étudié depuis les premières recherches de Jozef Nuttin en 1985. Ces études ont confirmé la pertinence de ce concept, même au-delà de l’alphabet latin. On avance souvent que cette préférence découle de la quête de cohérence et de sérénité intérieure, particulièrement dans des situations de malaise ou de perception de danger. Bien que cette inclination soit rarement consciente, elle exerce une influence notable sur les attitudes et les actions des individus.

Selon Eva Delacroix et Philippe Merigot, l’impact du NLE (Nom-Lettres-Émotion) peut être difficile à exploiter dans le domaine des biens de grande consommation, où il est complexe d’adapter la marque en fonction des noms des consommateurs. Néanmoins, le NLE pourrait être avantageusement employé dans une approche relationnelle. Une entreprise disposant de bases de données pourrait par exemple proposer des éditions limitées ou personnalisées basées sur les lettres des noms de ses clients. Cependant, c’est surtout dans les interactions interpersonnelles que l’intérêt du NLE pourrait se révéler le plus significatif.