La mémoire à court terme, aussi appelée mémoire de travail, constitue la seconde phase du processus mnésique, succédant à la mémoire sensorielle. Elle se caractérise par une capacité limitée tant en termes de durée que de quantité d’informations mémorisées. Ces données sont retenues brièvement, que ce soit de manière sémantique ou acoustique, pour une durée variant de quelques secondes sans répétition à quelques minutes dans les cas les plus favorables. Tout nouvel apport d’informations peut entraîner l’oubli des données précédemment stockées, soulignant la nature éphémère de ce processus.

Le concept de « chunking », issu des recherches d’Herbert Simon, désigne la démarche consistant à regrouper des éléments d’information individuels en ensembles logiques plus vastes. Cette méthode facilite la mémorisation des données en favorisant une organisation plus cohérente et structurée. Par exemple, la rétention d’une série de lettres comme « D.E.S.F.O.I.S.Q.U.E.L.O.N.O.U.B.L.I.E. » peut s’avérer ardue, tandis que cette tâche devient nettement plus aisée lorsqu’elle est présentée sous la forme d’unités élémentaires telles que « DES FOIS QUE L’ON OUBLIE ».