La théorie de la comparaison sociale, développée en 1954 par Leon Festinger, explore le besoin naturel des individus de se comparer à autrui lorsqu’ils n’ont pas de repères tangibles pour évaluer leur comportement. En choisissant des modèles de référence, ils cherchent à identifier les traits qu’ils souhaitent adopter. Fondamentalement, cette théorie souligne l’importance pour chacun de comprendre ses propres opinions, croyances, valeurs, compétences et émotions pour se sentir épanoui et performant. Selon George Moschis, la comparaison sociale s’articule autour de deux processus distincts : l’appréciation réfléchie et l’appréciation comparative, qui permettent à un individu de se situer par rapport à un groupe de référence et d’acquérir des informations sur lui-même.