L’achat compulsif se caractérise par des acquisitions excessives et répétitives qui engendrent des difficultés financières et relationnelles pour l’individu. Considéré comme une forme d’addiction comportementale, il se manifeste par l’acquisition de biens sans réel besoin ou désir préalable. Ce comportement, qualifié de « shopaholic » en référence à d’autres dépendances telles que l’alcoolisme, est motivé par la quête d’une sensation d’euphorie plutôt que par une intention de consommation des produits achetés.
Les conséquences négatives de l’achat compulsif sur la vie sociale, professionnelle et psychologique de la personne en font une problématique majeure. Ce comportement impulsif, souvent lié à une détérioration de l’état psychologique de l’individu, se traduit par des dettes, des perturbations sociales et une altération du bien-être mental.
L’origine du terme remonte au 19e siècle en Allemagne, où il fut initialement désigné sous le nom d' »oniomanie » par Kraepelin. Ce dernier assimilait cette pathologie à d’autres formes de comportements compulsifs tels que la pyromanie et la cleptomanie. La notion d’oniomanie, associant l’idée de vente à une forme de folie, fut ultérieurement mise en lumière par Bleuler et Porot qui soulignèrent les effets délétères de cette dépendance sur la vie des individus.
Les caractéristiques d’un acheteur compulsif se manifestent à travers une propension à vivre au-dessus de ses moyens, à accumuler des dettes et à acheter sans réel besoin, cherchant uniquement une gratification personnelle. Ce comportement provoque souvent un sentiment de culpabilité lié aux réactions de l’entourage et se traduit par l’accumulation d’objets non utilisés.
Les causes de l’achat compulsif résident souvent dans une gestion émotionnelle déficiente et une estime de soi fragile chez l’individu. Ce trouble peut également être influencé par des schémas familiaux